Foire aux questions

Êtes-vous un parti de gauche ?

Je vous laisse proposer une réponse

Peut-on vous prendre au sérieux ?

Qui a dit que les utopistes n’étaient pas des gens sérieux ? Cette image de doux rêveurs colle à la peau des Verts depuis leur première campagne présidentielle et la candidature de René Dumont. L’homme est un agronome renommé mais quand il se lance, en 1974, c’est avec très peu de moyens. Il installe alors ses bureaux de campagne dans une péniche prêtée par le propriétaire des Bateaux-Mouches. Il n’en faut pas moins à la presse pour qualifier de “loufoque” le candidat, dont le discours comme l’apparence tranchent avec ceux des Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d’Estaing.

Ce qui est sûr, c’est que comme à l’époque, EELV s’appuie avant tout sur la science (les rapports du Giec, notamment). Et que les membres de nos différentes commissions thématiques travaillent d’arrache pied à vous proposer des programmes et formations de qualité. Merci à elles et eux. Ainsi qu’à vous. La confiance que vous nous faites chaque jour un peu plus pousse ceux qui hier se riaient de nous à nous prendre davantage au sérieux. 

Pourquoi vous opposez-vous au nucléaire ?

  • Une énergie loin d’être propre

Certes, le nucléaire est une énergie qui n’émet que très peu de CO2 (l’un des gaz responsables des dérèglements climatiques), mais ce n’est pas pour autant une énergie propre. En effet, la production d’électricité d’origine nucléaire génère des quantités démesurées de déchets : chaque année, 23 000 m3 de déchets nucléaires sont produits. Une partie de ces déchets sont hautement radioactifs et le resteront pendant plusieurs milliers d’années.

  • Une énergie risquée 

En France, le nucléaire produit 75% de notre énergie. Nous comptons 57 réacteurs nucléaires. Ils sont âgés de 32 ans en moyenne, alors que leur durée de vie  prévue à la construction est de 40 ans. 

Pour éviter les risques, l’autorité de sûreté du nucléaire réalise une visite approfondie tous les 10 ans. On peut lui faire confiance : c’est une autorité indépendante, à la fois de l’opérateur (EDF) et des pouvoirs publics. Là où il y a un problème, c’est davantage du côté des exploitants à qui il arrive de falsifier des documents, comme au Creusot. D’autre fois, il leur est arrivé de confier la gestion à des entreprises incompétentes, comme à Flammenville. Fin mai 2020, le président de l’ASN, s’est encore inquiété, dans le Monde, d’un « recul de la rigueur dans l’exploitation des centrales ». En somme, il y a, en France, un risque nucléaire.

  • Une énergie coûteuse

Il nous faut aussi dire que le nucléaire coûte cher : si l’on intègre le risque, un accident coûterait des centaines de milliards d’euros. Mais même sans cela, les nouvelles centrales affichent un coût compris entre 80 euros et 120 euros du mégawatt/h.             

Le coût des énergies renouvelables suit une tendance inverse et tourne aujourd’hui autour de 50 à 60 euros du megaw/h. Compétitivité oblige, le coût va encore diminuer. Nous aurions donc tout intérêt à miser sur les énergies renouvelables. Car s’il est encore compliqué de les stocker, le “power to gaz”, fait d’utiliser des excédents d’électricité pour synthétiser du gaz en passant par l’électrolyse, offre d’intéressantes perspectives. On estime d’ailleurs que le développement de la filière des renouvelables permettrait de créer en France 825 000 emplois d’ici 2050. 

Êtes-vous anti-vaccin ?


Certainement pas. En pleine crise du Covid-19, EELV a d’ailleurs réclamé “un soutien massif à la recherche et à la coopération scientifique internationale pour trouver une réponse vaccinale ou médicamenteuse à la maladie, universelle et gratuite; en privilégiant les méthodes de substitu­tion à l’expérimentation animale.”

Qui a dit que les utopistes n’étaient pas des gens sérieux ? Cette image de “rigolos”, de doux rêveurs, colle à la peau des Verts depuis leur première campagne présidentielle et la candidature de René Dumont. L’homme est un agronome renommé mais quand il se lance, en 1974, c’est avec très peu de moyens. Il installe alors ses bureaux de campagne dans une péniche prêtée par le propriétaire des Bateaux-Mouches. Il n’en faut pas moins à la presse pour qualifier de “loufoque” le candidat, dont le discours comme l’apparence tranchent avec ceux des Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d’Estaing.